En Suisse, les banques appliquent des règles de prudence assez uniformes. Les connaître permet de savoir, avant toute visite, ce que vous pouvez raisonnablement acheter.
Les fonds propres : 20 % au minimum
En règle générale, il faut apporter au moins 20 % du prix d’achat. Au moins la moitié de cet apport (10 % du prix) doit provenir de fonds propres « durs » : épargne, donation, héritage ou retrait du 3e pilier. Le solde peut provenir du 2e pilier (avoir de prévoyance), avec ses conséquences sur la retraite et ses impôts en cas de retrait.
La charge théorique : 33 % du revenu brut
La banque calcule si le logement reste supportable à long terme, avec un taux d’intérêt théorique supérieur au taux réel (en général 5 %), l’amortissement et des frais d’entretien. Ces charges ne doivent en principe pas dépasser un tiers du revenu brut du ménage.
L’amortissement
La dette au-delà de 65 % de la valeur du bien (le « premier rang ») doit en général être amortie en 15 ans environ, ou jusqu’à la retraite si elle est plus proche. Cet amortissement pèse sur la mensualité.
Les frais à prévoir en plus du prix
Notaire, registre foncier et droits de mutation s’ajoutent au prix, selon le canton. Prévoyez aussi une réserve pour les travaux et l’entretien.
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Règles usuelles, qui varient selon les établissements. Le simulateur est indicatif et ne remplace pas l’offre d’une banque.